Notre Santé


Mercredi 28 octobre 2009
- Publié dans : Notre Santé
« Un nouveau traitement contre le cancer de la prostate »
Le Figaro

Sandrine Cabut indique dans Le Figaro que « plusieurs nouvelles stratégies [contre le cancer de la prostate], en cours d'essais, pourraient éviter les séquelles des traitements classiques ».
La journaliste rappelle qu’« actuellement, les patients ont deux options. […] Ils peuvent faire l'objet d'une surveillance active, pas toujours bien vécue psychologiquement ; ou d'un traitement actif visant à les guérir, avec un risque non négligeable de séquelles urinaires et/ou sexuelles ».

 

Sandrine Cabut note que « la troisième voie, encore en expérimentation, est celle d'un traitement partiel de la glande, limité à la partie tumorale (thérapie focale) ».
La journaliste observe qu’« avec l'augmentation constante du dépistage par PSA, qui fait toujours débat, les urologues sont de plus en plus souvent confrontés à de petites tumeurs, localisées et peu évolutives. C'est à ces patients que pourraient être proposées les thérapies focales ».

 

Sandrine Cabut explique qu’« elles visent à détruire les foyers cancéreux par ultrasons, par le froid (cryothérapie) ou encore par la lumière agissant sur un agent photosensibilisateur (photothérapie dynamique) ».
La journaliste se penche sur cette dernière technique, qui « a pour particularité de détruire les vaisseaux qui alimentent la tumeur ».


« Testée chez une quarantaine de malades avec un cancer de la prostate localisé, cette thérapie vasculaire ciblée a été bien tolérée. Selon des résultats intermédiaires présentés par le Pr Mark Emberton (University College, London), 11 patients sur 18 avaient une biopsie négative avec 6 mois de recul. Une efficacité à première vue modeste, mais considérée intéressante par les urologues », remarque Sandrine Cabut.

 

La journaliste précise toutefois qu’il « reste surtout à savoir quels seront les résultats à plus long terme », et cite notamment le Pr Pascal Rischmann, président de l'Association française d'urologie, qui estime que « si les promesses des thérapies focales se confirment, environ 20% des cancers de la prostate pourraient en bénéficier ».

Revue de presse rédigée par Laurent Frichet
TSAVO PRESSE
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Mercredi 18 février 2009
- Publié dans : Notre Santé

Près de 4% de la population est traité pour un diabète. Cette prévalence est plus élevée chez les hommes et elle augmente avec l’âge. Les régions françaises d’outre-mer sont particulièrement touchées. A partir des données de l’assurance maladie, des chercheurs ont estimé la prévalence et mesuré les disparités géographiques du diabète en 2007 en France. Leurs résultats sont publiés dans le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire.


En France métropolitaine, la prévalence du diabète traité a augmenté de 2,7 à 3,6% entre 2000 et 2005. L’objectif principal de l’étude était d’actualiser les données de prévalence du diabète traité en 2007 en France. L’ensemble des remboursements du régime général de l’assurance maladie (88% de la population) a été analysé à partir de la base de données individualisées et anonymes du Système national d’information inter-régimes de l’assurance maladie (Sniiram). Le diabète traité était défini par la délivrance, à une personne donnée, d’antidiabétiques au moins à 3 dates différentes durant l’année.
Même s’il faut tenir compte du développement du dépistage et de l’augmentation probable de l’espérance de vie des malades, l’épidémie de diabète continue de progresser en France. Extrapolé à la population tous régimes confondus, la prévalence était en 2007 de 3,95%, représentant 2,5 millions de personnes. Plus du quart (25,1%) avait eu recours à l’insuline seule ou associée à des antidiabétiques oraux. Plus de 4 personnes sur 5 (83,2%) étaient prises en charge à 100% au titre d’une Affection de longue durée. Les hommes après 40 ans avaient un sur-risque de diabète de 45%. La prévalence augmentait avec l’âge ; le taux était maximal pour les 75-79 ans avec 18,2% pour les hommes et 13,2% pour les femmes. Ajustés sur l’âge et le sexe, les taux les plus élevés étaient observés dans les départements d’outre-mer : La Réunion (7,8%), la Guadeloupe (7,3%), la Martinique (6,8%) et la Guyane (6,1%). A l’inverse de la métropole, les femmes étaient les plus touchées. En France métropolitaine, les régions les plus exposées étaient le quart Nord-Est et la Seine-Saint-Denis. En général, les zones à haut risque de diabète progressaient plus rapidement que celles à faible risque.
Ces résultats devraient permettre d’orienter et de suivre les politiques de santé publique sur le diabète. Les solutions à cette épidémie passent par la lutte contre le surpoids et l’obésité, en ciblant notamment les plus de 60 ans et les zones à risque.

Dr Sophie Florence (Paris)

Références :
O. Kusnik-Joinville, A. Weill, P. Ricordeau, H. Allemand
Diabète traité en France en 2007 : un taux de prévalence proche de 4 % et des disparités géographiques croissantes
BEH, 43, 12 novembre 2008
[Retrouvez l’abstract en ligne]

Date de publication : 12-01-2009

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Mardi 17 février 2009
- Publié dans : Notre Santé

En cas d’exposition à un rhinovirus, avoir un sommeil de mauvaise qualité ou de trop courte durée semble favoriser l’apparition d’un rhume. Une étude prospective, réalisée par des chercheurs de l’Université de Pittsburgh (Pennsylvanie), vient d’être publiée dans les Archives of Internal Medicine.

Si le manque de sommeil est souvent associé à une susceptibilité aux maladies, peu d’études confirment cette affirmation. L’objectif des auteurs de cette étude était d’étudier si les habitudes de sommeil influençaient la résistance au rhume. Ils ont sélectionné 153 volontaires, de 21 à 55 ans, en bonne santé. Ils les ont interrogés quotidiennement sur la durée et l’efficacité de leur sommeil ainsi que sur leur sensation de repos durant 14 jours. Ils les ont ensuite isolés, exposés à un rhinovirus à l’aide de gouttes nasales, puis surveillés en quarantaine pendant 5 jours.
Au total, 88,2% ont été infectés et 35,3% à 43,1% ont développé un rhume (selon les critères objectifs ou subjectifs). Il y avait une association significative entre la durée de sommeil et le développement d’un rhume : les participants qui disaient dormir moins de 7 heures avaient 2,94 fois plus de risque de développer un rhume (IC95%= [1,18 ; 7,30]) que ceux qui déclaraient au moins 8 heures. De même, les personnes qui rapportaient moins de 92% de sommeil efficace avaient 5,50 fois plus de risque de rhume (IC95%= [2,08; 14,48]) que celles qui déclaraient un sommeil efficace à 98% ou plus. En revanche, le pourcentage de jours avec sensation de fatigue n’était pas associé au risque de rhume. Les associations retrouvées n’étaient pas expliquées par des différences, avant exposition, de titres d’anticorps, de caractéristiques démographiques et socioéconomiques, de saisonnalité, de poids corporel, de variables psychologiques ou d’habitudes de santé. Ces résultats suggèrent ainsi un rôle causal du sommeil dans la susceptibilité aux rhumes.

Dr Sophie Florence (Paris)

Référence
Cohen S, Doyle WJ, Alper CM, Janicki-Deverts D, Turner RB.
Sleep habits and susceptibility to the common cold.
Arch Intern Med. 2009 Jan 12;169(1):62-7.
[Retrouvez l’abstract en ligne]

Date de publication : 02-02-2009

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Jeudi 4 décembre 2008
- Publié dans : Notre Santé
Accident Vasculaire Cérébral (AVC)
 
Cela peut servir !
Prenez quelques minutes pour lire ceci et peut-être sauver une vie et contribuer à faire connaître le danger que représente l'Accident Vasculaire Cérébral. Lors d'un barbecue, Julie trébuche et fait une chute.
Elle affirme aux autres invités qu'elle va bien et qu'elle s'est accroché les pieds à cause de ses nouveaux souliers.  Les amis l'aident à s'asseoir et lui apportent une nouvelle assiette. Même si elle a l'air un peu secouée, Julie profite joyeusement du reste de l'après-midi... Plus tard le mari de Julie téléphone à tous leurs amis pour dire que sa femme a été transportée à l'hôpital.....Julie meurt à 18h. Elle avait eu un Accident Vasculaire Cérébral lors du barbecue. Si les personnes présentes avaient été en mesure d'identifier les signes d'un tel accident, Julie aurait pu être sauvée. Un neurologue dit que s'il peut atteindre une victime d'AVC dans les trois heures, il peut renverser entièrement les effets de la crise. Il affirme que le plus difficile est que l'AVC soit identifié, diagnostiqué et que le patient soit vu en moins de trois heures par un médecin.
 
 Reconnaître les symptômes d'un AVC : Poser trois questions très simples à la personne en crise :
 
1. * Lui demander de SOURIRE.
2. * Lui demander de lever LES DEUX BRAS.
3. * Lui demander de PRONONCER UNE PHRASE TRES SIMPLE (ex. Le soleil brille aujourd'hui).
   
Si elle a de la difficulté à exécuter l'une de ces tâches, appelez les urgences et décrivez les symptômes au répartiteur.
Vous pourriez ainsi sauver une vie.

Parlez-en autour de vous.
Merci.
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Jeudi 30 octobre 2008
- Publié dans : Notre Santé

Comment se mettre à l'abri d'Alzheimer ?

La médecine anti-âge est une discipline en forte progression. Il faut dire que nous sommes tous candidats à vouloir vivre longtemps et en pleine forme. Parmi les pathologies du vieillissement, celles qui altèrent le fonctionnement cérébral telle la maladie d'Alzheimer, sont particulièrement redoutées. Petit tour d'horizon sur les facteurs de risques et les facteurs protecteurs…

Quelles sont nos armes contre la maladie d'Alzheimer ?

La maladie d'Alzheimer n'a pas encore révélé tous ses secrets. Pourtant les recherches se poursuivent activement dans l'espoir de bientôt mettre au point des médicaments permettant de prévenir l'apparition de cette maladie neurodégénérative, voire de la guérir.
En attendant, nous devons agir avec ce que nous connaissons bien : les facteurs de risques. Or ceux-ci sont puissants. Si certains ne sont pas modifiables, comme l'âge et la génétique, nous pouvons en revanche agir sur les autres. Parallèlement, des facteurs protecteurs ont été identifiés. Nous pouvons tous les mettre en pratique. Au final, nous disposons déjà d'armes capables d'influencer l'évolution de la maladie d'Alzheimer.


Quels sont les principaux facteurs de risque de la maladie d'Alzheimer ?

L'âge.
Le fait d'être porteur du gène Apo E4.
Les antécédents familiaux de maladie d'Alzheimer.
Un antécédent de traumatisme crânien.
Un évènement de vie, grave, avant l'âge de 16 ans.
Une dépression.
Certains facteurs vasculaires à la moitié de la vie : hypertension artérielle, excès de cholestérol, diabète, insuffisance respiratoire, consommation excessive d'alcool, tabagisme.

Quels sont les facteurs qui protègent de la maladie d'Alzheimer ?

Un niveau d'éducation supérieur.
La nutrition : antioxydants, poisson 2 à 3 fois par semaine, fruits et légumes.
Une vie sociale active.
Une vie intellectuelle riche.
Une activité physique régulière (plus d'une heure, deux fois par semaine).
Une consommation régulière mais faible d'alcool.


En pratique, que faire pour se prémunir de la maladie d'Alzheimer ?

1) Faire de l'exercice physique très régulièrement : au minimum deux séances d'activité physique par semaine d'une durée d'une heure chacune.
2) Améliorer son alimentation : consommer au moins 5 fruits et légumes différents par jour, manger davantage de poisson (2 ou 3 fois par semaine) et adopter un régime de type méditerranéen (huile d'olive, fruits et légumes, poisson, céréales complètes, un verre de vin)
3) Rompre avec l'isolement et enrichir sa vie sociale.
4) Mener une vie intellectuelle active.

La mise en pratique de ces 4 consignes est accessible à tous. Alors n'attendez pas. Plus vous reculez l'apparition de cette maladie, plus vous augmentez vos chances de pouvoir bénéficier des médicaments à venir…


27/10/2008

Isabelle Eustache

Le Quotidien du médecin, 3 octobre 2008.
http://www.e-sante.fr/maladie-d-alzheimer-abri-alzheimer-NN_14043-3-10-1.htm
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