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Près de 4% de la population est traité pour un diabète. Cette prévalence est plus élevée chez les hommes et elle augmente avec l’âge. Les régions françaises d’outre-mer sont
particulièrement touchées. A partir des données de l’assurance maladie, des chercheurs ont estimé la prévalence et mesuré les disparités géographiques du diabète en 2007 en France. Leurs
résultats sont publiés dans le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire.
En France métropolitaine, la prévalence du diabète traité a augmenté de 2,7 à 3,6% entre 2000 et 2005. L’objectif principal de l’étude était d’actualiser les données de prévalence du diabète
traité en 2007 en France. L’ensemble des remboursements du régime général de l’assurance maladie (88% de la population) a été analysé à partir de la base de données individualisées et anonymes du
Système national d’information inter-régimes de l’assurance maladie (Sniiram). Le diabète traité était défini par la délivrance, à une personne donnée, d’antidiabétiques au moins à 3 dates
différentes durant l’année.
Même s’il faut tenir compte du développement du dépistage et de l’augmentation probable de l’espérance de vie des malades, l’épidémie de diabète continue de progresser en France. Extrapolé à la
population tous régimes confondus, la prévalence était en 2007 de 3,95%, représentant 2,5 millions de personnes. Plus du quart (25,1%) avait eu recours à l’insuline seule ou associée à des
antidiabétiques oraux. Plus de 4 personnes sur 5 (83,2%) étaient prises en charge à 100% au titre d’une Affection de longue durée. Les hommes après 40 ans avaient un sur-risque de diabète de 45%.
La prévalence augmentait avec l’âge ; le taux était maximal pour les 75-79 ans avec 18,2% pour les hommes et 13,2% pour les femmes. Ajustés sur l’âge et le sexe, les taux les plus élevés étaient
observés dans les départements d’outre-mer : La Réunion (7,8%), la Guadeloupe (7,3%), la Martinique (6,8%) et la Guyane (6,1%). A l’inverse de la métropole, les femmes étaient les plus touchées.
En France métropolitaine, les régions les plus exposées étaient le quart Nord-Est et la Seine-Saint-Denis. En général, les zones à haut risque de diabète progressaient plus rapidement que celles
à faible risque.
Ces résultats devraient permettre d’orienter et de suivre les politiques de santé publique sur le diabète. Les solutions à cette épidémie passent par la lutte contre le surpoids et l’obésité, en
ciblant notamment les plus de 60 ans et les zones à risque.
Dr Sophie Florence (Paris)
Références :
O. Kusnik-Joinville, A. Weill, P. Ricordeau, H. Allemand
Diabète traité en France en 2007 : un taux de prévalence proche de 4 % et des disparités géographiques croissantes
BEH, 43, 12 novembre 2008
[Retrouvez l’abstract en ligne]
Date de publication : 12-01-2009
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